Océan d,un bleu profond
Dans lequel mon desaroi se morfond
J,aime te sentir prés de moi
Ne faire qu,un avec toi.
Marcher sur le sable mouillé
Les yeux fermés
Les sens tout aiguisés,
Apprécier les goutelettes d,un triste ciel qui pleure
Chatouiller mon visage avec bonheur.
Eprouver le vent qui claque contre mon corps,
Ecouter le va-et - vient marin qui sans cesse revient
Et surtout
Entendre le murmure de l,écume qui sussure à mes chaussures
Océan,le temps n,est pas plaisant en ce moment
Et pourtant tu es charmant,enivrant,passionnant,
Le foncé des nuées se laissant absorber dans les reflets de ton sable gris-blanc.
LA CHAIR EST TRISTE?H2LAS § ET J,AI LU TOUS LES LIVRES.
FUIR !LA-BAS ! JE SENS QUE DES OISEAUX SONT IVRES
D,ETREARMI L?ECUME INCONNUE ET LES CIEUX !
RIEN ,NI LES VIEUX JARDINS REFLETES PAR LES YEUX
NE RETIENDRA CE COEUR QUI DANS LA MER SE TREMPE
O NUITS !NI CLARTE DESERTE DE MA LAMPE
SUR LE VIDE PAPIER QUE LA BLANCHEUR DEFEND
ET NI LA JEUNE FEMME ALLAITANT SON ENFANT.
JE PARTIRAI ! STEAMER BALANCANT TA MATURE ,
LEVE L,ANCRE POUR UNE EXOTIQUE NATURE !
UN ENNUI ,DESOLE PAR LES CRUELS ESPOIRS ,
CROIS ENCORE A L,ADIEU SUPREME DES MOUCHOIRS !
ET ,PEUT-ETRE ,LES MATS ,INVITANT LES ORAGES
SONT-ILS DE CEUX QU,UN VENT PENCHE SUR LES NAUFRAGES
PERDUS ,SANS MATS ? SANS MATS ,NI FERTILES ILOTS....
MAIS ,O MON COEUR ,ENTENDS LE CHANT DES MATELOTS !
Le temps a laissé son manteau
De vent,de froidure et de pluie,
Et s,est vétu de broderie,
De soleil luisant,clair et beau.
Il n,y a béte ni oiseau
Qu,en son jargon ne chante ou crie:
Le temps a laissé son manteau
De vent , de froidure et de pluie.
Riviére,fontaine et ruisseau
Portent,en parure jolie
Gouttes d,argent d,orfévrerie;
Chacun s,habille de nouveau
Le temps a laissé son manteau.
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